Olivier Amiel préfère “Voir le pire” et s’oppose à la “Cancel culture”

Véritable mal qui s’étend dans notre société aujourd’hui, la cancel culture attaque les oeuvres de tous temps en l’aspergeant de sa bien-pensance. Olivier Amiel interroge ce phénomène venu des Etats-Unis en analysant l’oeuvre de Bret Easton Ellis dans un livre : Voir le pire (Les Presses Littéraires).

La Cancel culture… Voilà une tumeur qui s’est logée dans notre société et qu’il est difficile d’extraire… La Cancel culture, c’est faire le choix de la suppression, de la censure, des restrictions… Aiguisant son couteau, elle taillade l’opposition, le débat et les libertés autant que les oeuvres qui ne correspondent pas ou plus aux “moeurs” de notre époque… Attaquer l’oeuvre plutôt que des idées, c’est la nouvelle mode dangereuse.

Autant en emporte le vent, Dix petits nègres, Blanche neige et les sept nains… Presque chaque jour une oeuvre est attaquée par les soldats de la bien-pensance qui font pression sur le champ de bataille des réseaux sociaux. Les producteurs et éditeurs se retrouvent ainsi obligés de changer le titre, couper une scène, réécrire un passage. Plus de 50 ans après le code Hays, la censure est de retour.

Olivier Amiel Voir le pire Presses Littéraires

Olivier Amiel a analysé ce phénomène qui nous vient des Etats-Unis dans son livre Voir le pire publié aux Presses Littéraires. L’auteur prend l’exemple de son écrivain favori Bret Easton Ellis (Moins que zéro, American Psycho, Lunar Park…) l’une des premières victimes de la Cancel culture. Dans cet ouvrage, l’auteur insiste sur le principe d’altérité : “Ce qui est Autre a longtemps été considéré négativement comme une source de rejet et  d’affrontement, avant que l’altérité devienne un processus d’acceptation des différences de l’alter ego : cet autre moi-même. Si le sens de l’Histoire a permis à l’altérité de se redéfinir sur la tolérance et le dialogue avec l’Autre, c’est pourtant au nom de ce même principe mais orienté politiquement que se définit aujourd’hui un discours unique de prétendue supériorité morale qui exclut.

Ce livre passionnant et essentiel a le courage de regarder la société en face. Il était temps de défendre la culture, l’autre et la contradiction.

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