Flavien Berger et Charlotte Gainsbourg a Sète


Quand je pense à Fernande…
 Ces paroles vous rappellent quelque chose ? C’est normal, nous étions hier sur la terre de Brassens pour assister à l’un des nombreux festivals de l’été organisés par la ville de Sète.

Dans l’ancien fort construit au XVIIIe siècle, reconverti depuis en magnifique scène avec vue sur mer, avait lieu le festival Quand je pense à Fernande, qui réunit depuis 18 ans les grands noms de la chanson française pour des concerts qui se jouent à guichet fermé.

Hier, nous avons assisté à la prestation de Flavien Berger, artiste de la nouvelle scène française, qui a su, dès son premier morceau, mobiliser l’attention et l’énergie du public, qui n’a pas mis longtemps à descendre au-devant de la scène pour accompagner le chanteur en se déhanchant sur les notes électroniques rythmées de ses compositions.

Jouant de sa voix comme de ses claviers, et de ses claviers comme de sa voix, le compositeur-interprète a su conquérir les spectateurs avec ses sons sortis d’un autre univers et ses textes poétiques et mélancoliques.

Entouré de quatre étranges danseurs robotisés revêtus de capes argentées, qu’il appelle “les fantômes”, Flavien Berger, bien que seul sur scène, a offert une prestation complète et convaincante à un public qui ne lui était pas nécessairement acquis.

Conjuguant deux univers sur une seule scène, la soirée s’est poursuivie après une courte pause, le temps de changer les décors, pour laisser apparaître la tête d’affiche du jour : Charlotte Gainsbourg.

Longtemps poursuivie par les carrières de ses deux parents, Charlotte Gainsbourg a pourtant su tirer son épingle du jeu, aussi bien en tant qu’actrice que comme chanteuse. Son dernier album Rest, sorti en 2017, avait été salué par la presse en France comme à l’étranger.

Dans un univers à la fois sombre et onirique, la chanteuse de 47 ans se met à nu dans des textes en français et en anglais, comme un hommage à ses racines.

Alternant les morceaux dynamiques et les ballades intimes, elle a su captiver son auditoire avec sensibilité, fragilité et pudeur, ponctués de quelques remerciements à son public qui la porte depuis son premier album Charlotte for ever, sorti en 1986.

L’édition 2019 du festival Quand je pense à Fernande prend fin ce soir, avec les concerts de Alexis HK et Stephan Eicher, avant de laisser la scène aux nombreux festivals à venir jusqu’en septembre, entre musique, humour et sports extrêmes.

Thibault Loucheux Le Nouveau Commerçant

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