Joyeux anniversaire ! 20 ans, ça se fête ! Qu’on le veuille ou non, c’est aussi l’occasion de faire un bilan. Quel regard portez-vous sur ces deux décennies d’existence de la galerie ?
La difficulté d’un anniversaire, c’est que c’est l’occasion de faire le bilan autant de ses succès que de ses échecs. Mais c’est surtout le constat qu’on est parvenu à tenir 20 ans. C’est déjà quelque chose qu’on ne pensait pas. On ne s’était pas lancés là-dedans avec une stratégie sur des décennies. On pensait monter la galerie et voir ce qu’il se passait. Vingt ans après, on est toujours là, ce qui n’est pas évident avec le marché actuel. Aujourd’hui, on a la chance d’avoir des implantations géographiques variées. On a aussi un programme d’artistes et de représentation qui a beaucoup évolué. En vingt ans, on est passé d’une entreprise très familiale à une entreprise beaucoup plus structurée. Le modèle a changé. Les vingt ans nous permettent d’avoir du recul sur ce qu’on souhaite faire. De manière plus générale, beaucoup de choses ont évolué sur le marché de l’art en vingt ans. J’ai vu l’arrivée d’Internet quand j’étais à la fac, mais on a vraiment constaté que la manière de vendre des œuvres d’art et de représenter les artistes avait changé. C’est assez captivant et en même temps flippant parce qu’on se rend compte que beaucoup de ventes se font rapidement par WhatsApp, qu’il y a un flux d’informations, d’œuvres… Quand j’ai commencé, c’était très compliqué d’avoir les cotes, de savoir qui avait quoi… Aujourd’hui, les choses sont beaucoup plus transparentes, les prix beaucoup plus affichés… La manière d’aborder l’objet œuvre a beaucoup évolué.
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