« Pamela » explore le partage dans l’art

Thibault Loucheux-Legendre
Thibault Loucheux-Legendre  - Rédacteur en chef / Critique d'art
3 mn de lecture

Ouvert il y a un an, Pamela est un nouveau lieu artistique innovant créé par neuf artistes : Steven Le Priol, Audrey Martin, Margaux Fontaine, Marine Chrétien, Juliette Bentahar, Lydia Rump, Won Jy, Colin G et Margaux Szymkowicz. Ces derniers le savent, Nîmes est en train de changer de visage en se dotant de nouveaux traits artistiques. L’ouverture de ce nouvel « artist-run-space » les fait activement participer à la vie culturelle de la cité des Antonins. Alors qu’il y a quelques années, le Carré d’Art était bien seul à proposer de l’art contemporain… mais des relations sont en train de se tisser entre le musée, le nouveau CACN et d’autres structures comme Pamela laissant ainsi entrevoir un futur radieux pour l’art.

Steven le Priol nous explique qu’en plus d’exposer leur travail, les artistes de Pamela souhaitent « questionner de nouvelles problématiques artistiques comme la critique où le commissariat d’exposition ». C’est pourquoi Steven Le Priol, Lydia Rump et Margaux Szymkowicz ont décidé de monter Etant donnés : 1- Les Paillettes 2- Le papier mâché. Cette exposition regroupe sept artistes venant de toute la France : Samuel Biscuit, Mathilde Geldhof, Renaud Héléna, Aurore Leduc, Briac Leprêtre, Céline Tuloup et Jean-Paul Vigne. A travers cette exposition, les commissaires ont souhaité réunir des créateurs autour des oppositions entre amateur et professionnel, masculin et féminin, bien fait et mal fait, domestique et public, savant et populaire ou encore verticalité et horizontalité… posant ainsi des questions de hiérarchie ou de légitimité imposées par une pensée dominante. Il est difficile de ne pas y voir une critique assumée du milieu de l’art.

Pièces de Aurore le Duc et Céline Tuloup – Photo : Thibault Loucheux / Snobinart

Pourtant, la force de l’exposition réside dans une certaine légèreté. A aucun moment les pièces ne sonnent comme des oeuvres prétentieuses et porteuses d’un message de jugement. Au contraire, la vision des commissaires et des artistes se positionne vers l’autre avec humilité, faisant le choix de présenter des oeuvres accessibles, ludiques et amusantes. Un vent de fraîcheur et de jeunesse nous porte de pièce en pièce, découvrant le t-shirt brodé de Céline Tuloup (Apparition 2017), La maison du directeur d’Aurore le Duc, les aquarelles célébrant la simplicité de Briac Leprêtre ou encore La Cheminée de Mathilde Geldhof…

Une exposition vivante dans un lieu plein de promesses. Etant donnés : 1- Les Paillettes 2- Le papier mâché est à découvrir jusqu’au 13 novembre.


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Par Thibault Loucheux-Legendre Rédacteur en chef / Critique d'art
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Après avoir étudié l'histoire et le cinéma, Thibault Loucheux-Legendre a travaillé au sein de différentes rédactions avant de lancer Snobinart et de se spécialiser dans la critique d'art contemporain. Il est également l'auteur de plusieurs romans. 06 71 06 16 43 / thibault.loucheux@snobinart.fr
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