Cinéma Culture

Once upon a time… Tarantino !


Cela fait déjà longtemps que Quentin Tarantino n’a plus de rival. Il règne seul au milieu d’un cinéma commercial sans imagination et des films d’auteurs qui tentent de se faire une place qui disparaît peu à peu.

C’est ici qu’est la force de Tarantino: c’est un auteur adulé par les cinéphiles et adoré par les non-initiés. En presque dix films, le cinéaste américain s’est construit tout seul, ou disons plutôt avec tous les autres. Son école fut les cinémas, la télévision, un vidéoclub. .. Cinéphile boulimique, peu de gens peuvent se venter d’avoir vu autant de films que lui. Du cinéma américain, en passant par la Nouvelle Vague, jusqu’au cinéma chinois où les films muets… Tarantino ne dit jamais non à un film, espérant y trouver un moment qui trouvera grâce à ses yeux.

C’est ainsi qu’il a construit une filmographie, une identité… Dans ses films, chaque choix scénaristique, mise en scène, musique, acteur est un hommage à ce qu’il aime. Once upon a time… in Hollywood ne fait pas exception. Beaucoup disent qu’il s’agit de son film le plus commercial, je ne suis pas d’accord. La structure scénaristique de Inglourious Basterds ou de Django entre bien plus dans le schéma classique de l’histoire américaine. Dans Once upon à time… Tarantino demande un effort et une attention particulière au spectateur afin qu’il puisse apprécier le film. Les férus de son cinéma s’amuseront à trouver les références tout en portant une attention particulière à la construction du film ainsi qu’aux dialogues dont la force repose principalement sur le jeu des deux acteurs principaux (Brad Pitt et Leonardo di Caprio) dont il est inutile de signaler la performance hallucinante, bien que nous n’attendions pas moins de leurs parts.

Le film peut paraître long par moments, comme certains avaient perçu ce sentiment durant le visionnage de Jackie Brown ou encore Boulevard de la mort. Ces films sont surtout jouissifs à REvoir, voir même à connaitre. Tarantino nous avait habitué aux longues scènes qui débouchent sur des éclats de violence, ici le film est la scène de tension avant le bain de sang final (qui est à déguster sans modération, un véritable moment d’anthologie).

Ce n’est pas avec ce film que Tarantino perdra son trône. Le film de l’année sans aucun doute.

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