Au-delà de toute mesure
Elsa Agnès vient du monde du théâtre. Après une licence d’études théâtrales à la Sorbonne Nouvelle, elle entre à l’École nationale supérieure d’art dramatique de Montpellier et joue dans différentes pièces. Depuis plusieurs années, elle écrit son premier texte destiné au théâtre, intitulé Le Caméléon. On sait moins que la metteuse en scène est aussi peintre, et il est justement question de peinture dans sa dernière pièce, Au-delà de toute mesure. C’est cette passion pour les toiles des maîtres italiens qui a poussé Elsa Agnès à nous faire voyager dans un musée imaginaire à Venise. Trois personnages, deux gardiens et une visiteuse assidue, se croisent dans cet espace hors du temps et admirent les tableaux de la Renaissance italienne : « L’une puise dans les toiles ses fantasmes amoureux, l’autre l’oubli d’un geste irréparable, le troisième la possibilité d’une île à eux, loin d’ici. ». Un huis clos comme une fable, à la fois poétique et humoristique, dans laquelle les personnages viennent se perdre et se trouver dans les plus belles créations picturales de l’histoire de l’art.
Au Théâtre de la Tempête (Paris), du 13 mars au 12 avril
Au Théâtre des 13 Vents (Montpellier), du 14 au 16 avril
Toute l’histoire de la peinture en moins de deux heures
Grand défenseur de la peinture, même durant les décennies où elle fut attaquée, le critique et historien d’art Hector Obalk propose depuis quelques années un cycle de six spectacles autour de l’histoire de l’art : Toute l’histoire de la peinture en moins de deux heures. Il comprend un parcours « classique » et cinq autres plus spécialisés : « Jésus », « Fantaisie », « Moderne », « Bosch etc. » et « Rembrandt ».
Nous avons eu la chance de découvrir le parcours classique (ce qui est certainement plus adéquat pour commencer). En moins de 120 minutes, Hector Obalk parvient à retracer une grande partie de l’histoire de la peinture, des primitifs italiens jusqu’aux peintres contemporains (nous avons eu un final sur François Boisrond), en passant par la Renaissance italienne et flamande, les impressionnistes… Le critique embarque le public avec lui en analysant les toiles avec personnalité, pédagogie et humour, permettant aux passionnés comme aux profanes d’y trouver leur compte.
Au Théâtre Libre (Paris), jusqu’au 15 juin


