Bâtir un « Monde nouveau » : Les rouages de la machine

Depuis leur arrivée à la direction du Théâtre des 13 vents à Montpellier, Nathalie Garraud et Olivier Saccomano n’ont eu de cesse de défendre le "temps long" comme condition essentielle au développement de la pensée artistique et de la rencontre. Ce rythme ne s’applique pas uniquement à leur programmation, elle se lit telle une revendication politique dans une société gangrénée par la fast-culture. Autant dire que lorsqu’il s’agit de s’investir dans une nouvelle création, il n’est pas question de renier cette conviction. C’est ainsi qu’avec pour horizon le Printemps des Comédiens, le binôme et sa troupe ont commencé à plancher sur Monde nouveau de nombreux mois avant les premières représentations. Sollicité par le CDN pour suivre ce travail, il m’est vite apparu précieux de pouvoir rendre compte de la naissance d’un projet de théâtre public, en 2025…

Peter Avondo
Peter Avondo  - Critique Spectacle vivant / Journaliste culture
26 mn de lecture

D’abord la surprise, l’étonnement, puis l’excitation, folle, à l’idée de suivre le processus de fabrication de la prochaine création de Nathalie Garraud et Olivier Saccomano. Ensuite le doute, les questionnements. Je sais que je m’apprête à mettre les pieds dans un espace dont je n’ai pas encore tout à fait mesuré l’ampleur. Il y aura matière à et matières de… trop, peut-être ? Que faire, dans quelques mois, de tout ce matériau que je vais glaner ici et là au gré des répétitions ? Cette plongée dans l’inconnu m’attire comme un vertige. Autour du duo auteur/metteuse en scène fourmillent déjà toutes les personnes qui œuvrent à faire de ce projet une réalité, et toutes celles qui font que le théâtre, comme lieu, vit jour après jour.

Depuis plus de trois ans, je connais le Théâtre des 13 vents autant qu’il me connaît. Pourtant il existe encore toute une part de cette entité qui m’échappe. Là, alors que va bientôt prendre vie, sous mes yeux, la prochaine production du CDN de Montpellier, je l’approche comme on rencontre un inconnu. Derrière ces murs, encore caché au regard du public, le théâtre va se construire, et c’est détaché de tout a priori que je veux m’y plonger. Oui, le travail mené par Nathalie Garraud et Olivier Saccomano, comme artistes autant que dans leur direction de structure, résonne fortement avec mes sensibilités. Mais ce n’est pas ce dont il s’agit ici. Monde nouveau existera bien assez tôt dans sa forme publique. En attendant, l’heure est à la recherche des rouages qui, une fois assemblés, constitueront la machine théâtrale.

Photo de répétitions © Jean-Louis Fernandez

Les premières fois que Nathalie Garraud et Olivier Saccomano m’évoquent leur nouveau travail en cours, Institut Ophélie est en plein succès. De leur propre aveu, cette pièce reste à ce jour celle qui a reçu le meilleur accueil, celle aussi qui a enfin donné à leur travail un écho important auprès de la profession et du public. Pourtant une autre réflexion est déjà à l’œuvre, à l’abri de toute forme de satisfaction du travail comme un accomplissement. Il faut dire que cette satisfaction est rare : il faut des semaines, des mois, des années et un nombre indéterminable de représentations, pour qu’une pièce se rencontre elle-même. Et quand bien même, une pièce ne reste pas figée, c’est chose impossible : le spectacle est vivant. Toute création reste en travail, de son premier souffle à l’ultime représentation. Et si je ne peux souhaiter, à Monde nouveau, qu’une vie longue modelée au gré des dates qui l’attendent, c’est donc à partir de ce premier souffle, de ce premier pas, de ce premier contact, qu’il fallait commencer. Même s’il est déjà tard, même si l’heure n’est déjà plus aux prémices de la réflexion.

Lorsque j’engage le suivi d’une création, quels qu’en soient la durée ou le degré d’implication, la réaction des artistes est souvent la même. Il s’agit non pas de défiance, comme on pourrait l’attendre au regard d’un projet encore fragile ou dont on veut garder le secret. Il s’agit plutôt d’une inconscience de ce que l’acte artistique, le geste de création, porte d’intérêt : pas seulement à destination des éventuels lecteurs qui prendront connaissance de ces quelques lignes, mais à l’égard d’une certaine histoire présente de ce que produit le spectacle vivant. On a souvent tendance à regarder derrière nous ce que les artistes on pu laisser comme traces. Cela ne nous rend pas pour autant conscients du rôle que nous sommes en train de jouer dans notre contemporanéité. Quand, lors de mes premières immersions dans les répétitions de Monde nouveau, Nathalie Garraud pensait peu intéressant d’assister à certaines étapes du travail, elle ne se doutait pas qu’en réalité elle entendait me priver de l’essentiel : l’invisible.

Photo de répétitions © Jean-Louis Fernandez

Entrer dans la machine
Septembre 2024

Depuis les premiers mots échangés avec Olivier Saccomano et Nathalie Garraud à propos de Monde nouveau, le projet s’est confronté à des dizaines de voies possibles. Quelques sessions de travail ont déjà eu lieu. De multiples recherches menées çà et là ont tracé une première ligne de ce vers quoi tendrait le nouveau cycle de travail. Partant du constat d’un monde sous le joug de la précarité, de l’angoisse et de la montée du fascisme, le tout étroitement lié au néolibéralisme devenu norme sociétale, il s’agissait de trouver comment interroger cette (dés)humanité.

En est née une machine, construite sur la base de standards et de processus dans lesquels il s’agirait d’entrer et desquels il s’agirait de ne pas sortir. Puis l’heure vint d’un premier geste d’écriture, inspiré de la fugue, en cinq mouvements qui devraient faire émerger de la foule quelques paroles plus audibles que d’autres. Plus tard s’imposait la question du dispositif qui accueillerait cette parole et lui donnerait écho. Là, bien que rien ne soit définitif, les cadres furent posés, les lignes de fuite identifiées, les logiques algorithmiques envisagées. De la sorte, le travail du document comme témoin d’un système en place depuis quarante ans commençait à rejoindre la nécessité de faire théâtre. Monde nouveau se plaçait dès lors dans le sillon de Kafka, pour une littérature mineure de Gilles Deleuze et Félix Guattari.

Depuis ces premiers mots, il y a eu aussi la dissolution de l’Assemblée Nationale, les législatives organisées dans l’urgence et la menace plus forte que jamais d’un retour du fascisme décomplexé au pouvoir dans les institutions françaises. C’est fou comme parfois ouvrir les yeux sur le monde suffit à en révéler la cruauté. Il y a eu les guerres qui firent soudain rage en Ukraine ou à Gaza. Il y a eu l’effroi des premiers jours et l’oubli dans le silence les mois suivants. Moins on écoute l’écho des bombes, plus elles répandent la douleur, la souffrance et la mort. Il y a eu le retour de Trump dans la course à la Maison Blanche. L’histoire nous apprendra qu’elle lui fut victorieuse. Il y a eu, surtout, un vertige immense, qui soudain rendait ce Monde nouveau si réel, si probable. C’est encore pris dans ce vertige que s’engage une nouvelle session de travail, la première à laquelle j’assiste, en septembre 2024.

Photo de répétitions © Jean-Louis Fernandez

Dans le dispositif qui servira à la recherche, le plateau est envahi de cadres gris, de différentes tailles. Certains sont posés au sol, d’autres sont suspendus. Leurs emplacements créent en réalité des lignes parallèles que les corps vont devoir emprunter sans chercher, dans un premier temps, de rapport spécifique à l’espace. Il s’agit avant tout de se conformer à une mécanique : parcourir la ligne 7 (la plus éloignée), puis la 6, la 5… jusqu’à la ligne 1, surtout suivre des lignes droites sans jamais franchir les diagonales. Pour poser le postulat d’une machine qui nous écrase autant qu’on l’alimente, cette machine doit pré-exister.

Ce n’est qu’après, à force de tentatives, d’échecs ou de bonnes surprises, qu’il s’agira de prendre conscience de la logique de la machine et qu’il deviendra possible de sortir du cadre, de le regarder, de le considérer. De ces « marches neutres » – c’est le nom qui leur sera donné – doivent aussi émerger des (dé)marches particulières dont pourront s’inspirer les prochaines étapes de travail. Car si de premiers textes servent à cet instant de support de recherche, ceux-ci n’ont alors rien d’immuable. Ils accompagnent une approche par l’improvisation – elle-même motivée par les enjeux de création –, tendant à esquisser des types de personnages et des formes de langage spécifiques qui feront l’identité même de la pièce.

Les hypothèses se multiplient, d’autant que tous les corps de métiers tentent d’avancer ensemble vers une destination qui leur est, pour l’heure, inconnue. De propositions en réflexions, chaque personne impliquée se met en posture de recherche au service global de la création. Derrière les consoles de régie, le son sculpte les sessions d’improvisation quand la lumière s’emploie à trouver des esthétiques. Au plateau, les décors et accessoires apparaissent, disparaissent, se transforment et se déplacent d’heure en heure pour arpenter de nouvelles pistes. Au cœur de cette dynamique, les interprètes sont eux-mêmes en quête de ce dont ils ont à s’emparer. Et bien que la machine échappe encore à tout le monde – metteuse en scène et auteur inclus –, les séances de travail déposent discrètement et inconsciemment les sédiments de ce Monde nouveau à venir.

Dans les esprits, la frustration est palpable à tous les niveaux. On pense toucher du doigt une réponse et ce sont dix nouvelles questions qui émergent. Quelque chose résiste indéniablement dans le passage de la théorie à la pratique, des enjeux au plateau. Mais avec un peu de recul – ou de hauteur –, on s’aperçoit sans mal que certains éléments essentiels ont d’ores et déjà été confirmés ici ou là. La nécessité de passer par la farce et l’artificialisation, en poussant les curseurs aux extrêmes, en fait partie, tout comme certains éléments de langage – des gestes, des expressions, des voix, des postures – qui deviendront bientôt matière à travailler davantage. Il s’agit par-dessus tout de ne fermer la porte à rien sous prétexte de penser avoir une solution. Douter permet souvent d’aller plus loin, même s’il est nécessaire, ensuite, de revenir légèrement sur ses pas.

Photo de répétitions © Jean-Louis Fernandez

De Kafka à Alice
Décembre 2024

Les mois se suivent et apportent avec eux des vagues entières de violence, d’absurde, de mort, de guerre, d’emprise, d’intolérance et de haine. Depuis la dernière session de travail, un semblant de course s’est engagé entre Monde nouveau et ceux dont il voudrait se faire la caricature. D’un jour à l’autre, le sujet et son miroir semblent s’observer pour rivaliser de surenchère. À une différence près : la création de Nathalie Garraud et Olivier Saccomano cherche à se saisir de la farce dans toute sa cruauté, quand le vrai monde en fait sa doctrine au premier degré. Que peut alors le théâtre, ainsi talonné par la réalité ? Une chose est sûre : se cramponner au réel est le meilleur moyen de perdre pied et d’y laisser son art. La prise de distance apparaît essentielle. Or en termes de recul et de détachement de la réalité, il est un auteur qui s’y connaît relativement bien : Lewis Carroll.

Pour cette nouvelle session de travail, c’est donc à la figure d’Alice qu’ont choisi de se rattacher Nathalie Garraud et Olivier Saccomano. Le Kafka de Deleuze et Guattari n’a pas été mis au rebut, il plane toujours quelque part, mais il est trop tôt pour le reconvoquer frontalement. L’hypothèse envisagée est cette fois celle d’une machine qui, confrontée à la candeur et à la curiosité d’Alice, ne tiendrait pas de l’évidence pour qui y est étranger. Ainsi il s’agit moins d’approcher la création par son dispositif que par son essence. Pour ce faire, exit les éléments trop concrets, au profit d’une matière moins identifiable ouvrant sur l’interprétation qui interroge plutôt que de répondre. La méthode évolue en traçant des pistes de réflexion inédites. Mais si Nathalie Garraud a la sensation de repartir de zéro, c’est bien sur les couches rémanentes des précédentes sessions que se poseront les fruits des séances à venir.

Dans l’appréhension du plateau, de nouvelles directives viennent également donner une lecture repensée de l’espace. Les contraintes strictes qui faisaient précédemment loi appartiennent au passé, du moins temporairement. C’est désormais dans la flexibilité et l’ouverture qu’il convient de chercher des solutions, dans une tentative de se protéger des certitudes. Et pour cause, celles-ci se trouvent ébranlées à bien des niveaux. La scénographie évolue au jour le jour au gré des hypothèses, les rapports entre les personnages se précisent d’un côté autant qu’ils se délitent de l’autre, et les images qui s’imposent comme les plus pertinentes s’avèrent insaisissables tant elles sont souvent le fruit d’un heureux hasard.

Photo de répétitions © Jean-Louis Fernandez

D’une improvisation à une autre, une difficulté semble être particulièrement à l’origine de cette résistance : celle d’une rencontre qui ne se fait pas encore entre le texte et la pièce à venir. Initialement pensée comme de grands blocs à une voix, la matière textuelle joue presque à contre-courant de la machine. Les différents langages – ceux du corps, du dispositif et de la parole – avancent ainsi sur des voies parallèles qui peinent à se croiser de façon pérenne. Alors les tirades sont découpées, tricotées, confrontées, superposées, instituant un nouveau rythme et une nouvelle méthode d’approche. La sensation d’inconfort, provoquée par une recherche qui n’aboutit pas, ne disparaît certes pas totalement. Mais ce regard neuf apporte un certain optimisme.

À sa lueur, des révélations et des confirmations se manifestent. Certains rapports se précisent, entre les personnages eux-mêmes ou dans l’espace qu’ils occupent. Des images et des concepts que l’on cherchait à toucher du doigt depuis longtemps se révèlent enfin. Et l’hypothèse Alice met en lumière une certaine justesse, ouvrant sur des perspectives à approfondir à l’occasion d’une prochaine session de répétitions. Pour l’heure, la question des enjeux est venue remplacer celle du dispositif théâtral au centre des considérations. Au cours de ces deux semaines de travail, ce sont précisément ces enjeux qui agissent comme un repère. C’est en résonance avec eux que tout converge pour donner ton et sens à Monde nouveau.

Photo de répétitions © Jean-Louis Fernandez

Comprendre Alice
Février 2025

La première chose qui s’impose à moi lors de chaque nouvelle journée de répétitions, c’est nécessairement ce qui est le plus visible : la scénographie. À elle seule, elle pourrait raconter toutes les étapes de la création, au cours des sessions au plateau autant que dans les périodes qui les séparent. À travers elle et ses changements jusqu’aux plus minimes, c’est tout un schéma de réflexion artistique qui se dessine, comme un espace de projection sensible aux doutes et aux fantasmes. Ainsi le plateau de Monde nouveau s’est-il peu à peu transformé, délaissant progressivement les teintes de gris – peut-être dégorgées d’Institut Ophélie ? – au profit de toujours plus de clarté. C’est la manifestation d’une société aseptisée, normalisée, codifiée et aux apparences faussement joyeuses, à partir de laquelle se développe la dramaturgie.

S’il est vrai que, pour de multiples raisons, aucune session ne peut ressembler à une autre, celle-ci est abordée avec une énergie jusqu’alors inconnue. Tout juste revenus de Lyon, où ils travaillent en parallèle à la confection de Monde grand avec les élèves de l’ENSATT, Nathalie Garraud et Olivier Saccomano voient s’entremêler deux projets qui se trouvent ici dans une rare proximité. Des liens se tissent et des portes s’ouvrent de l’un à l’autre, d’autant qu’il s’agit d’enchaîner les deux séquences de travail sans interruption. Pourtant il est primordial de recentrer l’attention autour d’une pièce à la fois.

En l’occurrence, Monde nouveau a connu quelques évolutions depuis sa dernière confrontation au plateau. La figure d’Alice est devenue un pivot autour duquel le texte provisoire prend une nouvelle forme. À la faveur des tentatives improvisées de la dernière session, les blocs sont désormais structurellement fragmentés. Non sans humour, Olivier Saccomano reconnaît que la tâche est de fait plus compliquée pour les acteurs et actrices. Mais la nouvelle dynamique ainsi créée en réplique des uns et des autres apporte aussi sécurité et stabilité dans la poursuite des improvisations de recherche. Et pour cause, à mesure que se dévoilent les hypothèses, la nécessité du texte comme socle de travail se fait de plus en plus évidente.

Quelques certitudes – encore fragiles – finissent par poindre ici ou là, tandis qu’un nouveau rythme s’enclenche. Le rôle d’Alice s’affirme comme une anomalie dans la machine, venue perturber son bon fonctionnement. Autour d’elle et à travers elle, c’est l’algorithme entier qui doit apprendre à se réadapter en effaçant la menace que représente ce corps étranger, cet esprit qui doute du bien fondé du système qu’elle vient de pénétrer. Cela tient presque du hasard, mais cette Alice n’a ni la peau blanche, ni les cheveux raides qu’arborent tous les autres. Bientôt elle fera le ménage sur le plateau qu’arpenteront celles et ceux qui y ont un rôle à jouer : celui de l’intégrer ou de l’exclure, tout pour ne pas gripper les engrenages.

À l’image d’Alice, passée de l’hypothèse à sa confirmation – relative à bien des égards –, d’autres aspects de la recherche semblent également se faire plus concrets. Alors que les sessions précédentes étaient notamment marquées par la quête d’une artificialisation poussée à l’extrême dans les gestes, les corps et les voix, c’est désormais la marche inverse qui s’engage. Pour autant, il ne s’agit pas de balayer le travail passé d’un revers de main. Au contraire, c’est sur la base de cette matière que Nathalie Garraud entend proposer aux acteurs et actrices une nouvelle approche du jeu. Revenir aux affects et à la fluidité, c’est aussi chercher à faire opérer la justesse et l’équilibre de la farce, entre le réel et sa caricature.

Photo de répétitions © Jean-Louis Fernandez

Les yeux du monstre

À la fin de chaque session, l’équipe artistique s’adonne à un rituel essentiel au processus de création : le monstre. En guise de dernière séance, une forme issue des deux semaines de travail est alors présentée à un public restreint, notamment composé d’artistes complices et des équipes du Théâtre des 13 vents. Cette occasion n’a pas pour vocation de montrer ce à quoi pourrait ressembler la pièce à terme – il faudrait pour cela en avoir une idée –, mais d’observer, dans sa globalité, un état du travail à l’instant T. De cette première distance prise avec la session de répétitions, ressortent les incertitudes et les possibles qui viendront alimenter la poursuite de la réflexion jusqu’à la session suivante.

C’est précisément sur un monstre – et sous l’objectif de Jean-Louis Fernandez, dont les photos prises au fil des étapes illustrent ce dossier – que s’arrête cette première partie consacrée à la création de Monde nouveau. De nouvelles pistes ont déjà surgi et devront être mises à l’épreuve de l’écriture, puis du plateau et ainsi de suite. Car plus les images et les enjeux donnent l’impression de se préciser, plus ils semblent inaccessibles. Pourtant, quelque chose est bel et bien en train de prendre forme, strate par strate. Il ne restera peut-être rien, bientôt, de ce dont vous venez de lire le récit, ou bien cela aura une autre forme. Mais que cette éphémérité ne vous effraie pas. Sans elle et sans le temps nécessaire à son existence, il reste la certitude que ce Monde nouveau prendrait un tout autre visage…

Lisez la seconde partie du dossier ici

Ces pages consacrées à la création de Monde nouveau sont aussi l’occasion de rappeler que le spectacle vivant ne peut exister sans l’implication des personnes qui y travaillent, de près ou de loin, avec passion et conviction. C’est pourquoi je tiens à remercier l’ensemble des équipes administratives, techniques et artistiques pour leur accueil et leur confiance, dans le cadre de ce projet comme le reste de l’année.

Monde nouveau
Création 2025 Théâtre des 13 vents dans le cadre du Printemps des Comédiens (Montpellier)

Mise en scène, dramaturgie, scénographie : Nathalie Garraud | Texte et dramaturgie : Olivier Saccomano | Acteur·ice·s : Florian Onnéin, Conchita Paz, Lorie-Joy Ramanaïdou, Charly Totterwitz (Troupe Associée au Théâtre des 13 vents) et Eléna Doratiotto, Mitsou Doudeau, Jules Puibaraud / Cédric Michel (en alternance) | Costumes : Sarah Leterrier | lumières : Sarah Marcotte | Collaboration scénographique et plateau : Marie Bonnemaison | création son : Serge Monségu et Pablo Da Silva | Assistanat à la mise en scène : Romane Guillaume | Régie générale : Nicolas Castanier | Chef atelier décors du Théâtre des 13 vents : Christophe Corsini | Cheffe atelier costumes du Théâtre des 13 vents : Marie Delphin | Production : Jessica Delaunay, Mathilde Bonamy, Enora Desaphy

30 mai au 7 juin 2025 : Théâtre des 13 vents dans le cadre du Printemps des Comédiens (Montpellier)
19 et 20 novembre 2025 : Scène nationale d’Albi-Tarn
25 et 26 novembre 2025 : L’Empreinte – Scène nationale Brive-Tulle
11 et 12 décembre 2025 : Malakoff scène nationale – Théâtre 71
16 et 17 décembre 2025 : Les Quinconces et L’Espal (Le Mans)
5 au 14 février 2026 : T2G – Théâtre de Gennevilliers
13 mars 2026 : Le Manège (Maubeuge)
17 au 19 mars 2026 : La Comédie de Béthune
25 au 28 mars 2026 : Les Célestins, Théâtre de Lyon
31 mars au 3 avril 2026 : Théâtre Joliette / Le Zef (Marseille)
14 avril 2026 : Le Cratère (Alès)
16 avril 2026 : Théâtre Molière Sète

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Par Peter Avondo Critique Spectacle vivant / Journaliste culture
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Issu du théâtre et du spectacle vivant, Peter Avondo collabore à la création du magazine Snobinart et se spécialise dans la critique de spectacle vivant. Il intègre en mars 2023 le Syndicat Professionnel de la Critique Théâtre Musique Danse. 06 22 65 94 17 / peter.avondo@snobinart.fr
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