Luma annonce sa programmation 2024

La Fondation Luma présente sa programmation 2024. Une année particulière qui marquée par trois grands anniversaires, dont les 20 ans de la Fondation.

Thibault Loucheux-Legendre
Thibault Loucheux-Legendre  - Rédacteur en chef / Critique d'art
4 mn de lecture

Voici une année particulière pour Luma Arles… Cela fait vingt ans que la fondatrice Maja Hoffmann a créé la fondation : « Cette année 2024 est une année spéciale pour LUMA et représente une étape dans son histoire. C’est en 2004 à Zürich, au retour d’un séjour prolongé aux États-Unis, que j’ai créé la Fondation LUMA, afin de réunir mes multiples engagements en faveur de l’art et de la culture, de l’environnement et des droits de l’Homme, animée par l’espoir qu’un nouveau siècle ouvrirait de nouvelles possibilités. C’est, je le pressentais, au croisement de ces sujets que devait se situer la recherche pour repenser les modes de création, les interactions, les nouveaux échanges culturels, ainsi que la recherche des lieux où elle pourrait s’opérer. » Mais 2024 est également synonyme de deux autres anniversaires avec les dix ans de la pose de la première pierre de la Tour Luma ainsi que de la Fondation Van Gogh. A cette occasion, Bice Curiger et Jean de Loisy vont organiser une exposition exceptionnelle intitulée Van Gogh et les étoiles avec notamment le prêt du chef-d’œuvre La Nuit étoilée.

La programmation 2024 s’ouvrira en deux temps, une première partie le 31 mai et la seconde le 29 juin. 

Ouverture du 31 mai

Les artistes Hollandais DRIFT proposeront une installation dans la galerie principale (au niveau -2) qui entrera en résonance avec l’exposition étoilée de la Fondation Van Gogh. DRIFT proposera également une performance avec des drones le soir du vernissage. Autre installation à s’établir dans les murs de Luma : Practical Effects de l’artiste américaine Diana Thater. Cette œuvre révèle les liens de tensions qu’entretiennent nature, technologie et la place de l’humain (Glassroom, niveau -2). Rirkrit Tiravanija occupera les Forges avec son exposition rétrospective A lot of people présentée précédemment au MoMA PS1.


Ouverture le 29 juin

L’exposition Herstory de l’artiste Judy Chicago (d’abord présentée par le New Museum of Contemporary Art de New York) sera installée dans Le Magasin Électrique, montrant ainsi les œuvres historiques de l’artiste américaine produites dans les années 1960 en dialogue avec sa pratique plus récente. Une performance inédite de son œuvre Smoke SculpturesTM sera également recréée au Parc des Ateliers. Durant la majeure partie du mois de juin, William Kentridge sera présent à Arles pour les répétitions de l’opéra The Great Yes, The Great No, coproduit avec le Festival d’Aix-en-Provence (dont la première mondiale se déroulera le 7 juillet) pour quatre représentations.. Une exposition intitulée Je n’attends plus lui sera à l’artiste dans le bâtiment de La Mécanique Générale. Erika Verzutti, en résidence à Arles durant le premier semestre, proposera l’exposition The Life of Sculptures, alors que le quatrième chapitre des Archives Hans Ulrich Obrist consacre une exposition à Gustav Metzger. Enfin, dans le cadre des Rencontres d’Arles, Luma proposera Lee Friedlander Framed by Joel Coen. Cette exposition inédite est consacrée au photographe Lee Friedlander à partir d’une sélection de ses photographies par le cinéaste américain Joel Coen, dont les films ont été très influencés par le travail du photographe.

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Par Thibault Loucheux-Legendre Rédacteur en chef / Critique d'art
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Après avoir étudié l'histoire et le cinéma, Thibault Loucheux-Legendre a travaillé au sein de différentes rédactions avant de lancer Snobinart et de se spécialiser dans la critique d'art contemporain. Il est également l'auteur de plusieurs romans. 06 71 06 16 43 / thibault.loucheux@snobinart.fr
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