Le rideau se baisse sur les saisons… et se lève sur les festivals !

Petit tour d'horizon des spectacles qui vont rythmer l'arrivée des beaux jours avant que le rideau ne se baisse lentement sur la saison 25/26 et que les projecteurs se tournent vers les festivals !

Thibault Loucheux-Legendre
Thibault Loucheux-Legendre  - Rédacteur en chef / Critique d'art
5 mn de lecture

Les théâtres ont encore de beaux spectacles à proposer, c’est le cas du Théâtre du Nord qui propose l’adaptation de Lorenzaccio avec une mise en scène de David Bobée. Ce dernier adapte l’œuvre d’Alfred de Musset en la reliant à la première version signée par George Sand pour lui donner une résonance contemporaine et ainsi poser une question au spectateur : « que peut l’action politique face à la tyrannie ? »

L’Odéon Théâtre de l’Europe présente Scènes de la vie conjugale jusqu’au 7 juin. Adaptée et mise en scène par Markus Öhrn, cette pièce inspirée du film d’Ingmar Bergman retrace le mariage de Johan et Marianne sur dix ans, montrant la faillite de leur relation avant une fin inextricable.

Le Théâtre du Rond-Point proposera un spectacle de marionnettes bien étrange avec Le Ring de Katharsy. Point de pantins en bois dans ce spectacle d’Alice Laloy, mais bel et bien des humains transformés en avatars qui sont jetés sur un ring pour s’affronter.

Le nouveau spectacle d’Héloïse Janjaud s’intitule Le Cimetière des éléphants et invite à une réflexion sur la fin de vie. Cette pièce coproduite et présentée au Théâtre Gérard Philipe raconte l’histoire de Flore, une femme de 86 ans qui souhaiterait mourir en janvier 2027 malgré quelques hésitations. Une présentatrice lui propose de participer à une émission télévisée qui lui permettra de prendre cette décision capitale et peut-être même de mourir en direct si elle le souhaite. Une histoire dystopique qui est à découvrir du 18 au 22 mai.

Le Théâtre National de Bretagne proposera une expérience inédite avec le spectacle d’Éric Arnal-Burtschy Je suis une montagne du 20 au 23 mai. Point d’interprètes ici, mais des éléments, invitant le public à sentir et vivre le monde autrement. Un spectacle comme une expérience immersive, un théâtre des sens et de l’imagination : « l’expérience du temps est au cœur de ce que vit le public les yeux fermés, installé sur un plateau traversé par la lumière, la chaleur, la pluie, le vent, des grondements sourds, etc. C’est un autre rapport au monde qui émerge, un monde plus vaste, redéfinissant notre relation aux éléments, à l’espace et au temps. »

Sur les bords du Rhône, le Théâtre des Célestins, Théâtre de Lyon, présentera Le soleil brille pourtant dehors. Dans cette pièce de Marine Chartrain et Louen Poppé, nous suivons un couple qui est hanté par la disparition de leur fille. Le couple s’accroche aux gestes du quotidien malgré l’introspection et la peur : « un thriller dans une atmosphère de mystère à la lisière du réel. Impressionnant et ténébreux premier spectacle d’un tout jeune collectif. » Du côté du Théâtre National Populaire de Villeurbanne, on proposera une adaptation asiatique du Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry.

À Toulouse, le ThéâtredelaCité mettra à l’honneur William Shakespeare avec La Nuit des rois. Mise en scène par Galin Stoev, cette pièce raconte l’histoire de Viola, une femme qui se déguise en homme et emprunte le nom de Cesario pour entrer au service du duc Orsino : « ce travestissement crée une série de quiproquos et questionne les normes et libertés que la société nous impose selon notre genre, ici masculin ou féminin, face à nos propres envies et aspirations. » La pièce est à découvrir du 19 au 30 mai. Toujours dans la ville rose, le Théâtre Garonne invite Jeanne Candel et sa pièce CAPRA (une chèvre) les 16 et 17 juin.

Avant d’accueillir le plus grand festival de théâtre de France, Avignon et son opéra présenteront Turandot, un opéra en trois actes de Giacomo Puccini avec une orchestration de Frédéric Chaslin. Si Puccini est décédé avant de pouvoir achever son œuvre, plusieurs compositeurs ont tenté leur conclusion. L’Opéra Grand Avignon présentera, du 15 au 19 mai, l’ouvrage dans l’état où son compositeur l’a laissé, c’est-à-dire sans final.

Toujours dans le Sud-Est, le Théâtre Bernadette Lafont terminera sa saison en musique avec Pianoforte, un spectacle qui réunit quatre pianistes virtuoses, tous lauréats des Victoires du Jazz, le mardi 12 mai. Le Théâtre Molière à Sète présentera comme dernier spectacle d’une saison riche Le livre des processions le 14 juin. Les poèmes de Khalil Gibran seront mis en musique par Walid Ben Selim. Une manière d’explorer « la dualité de l’être, le tiraillement entre les racines et l’élan vers un avenir nouveau. »

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Par Thibault Loucheux-Legendre Rédacteur en chef / Critique d'art
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Après avoir étudié l'histoire et le cinéma, Thibault Loucheux-Legendre a travaillé au sein de différentes rédactions avant de lancer Snobinart et de se spécialiser dans la critique d'art contemporain. Il est également l'auteur de plusieurs romans. 06 71 06 16 43 / thibault.loucheux@snobinart.fr
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