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Interview : Benjamin Furlan lance le vin en canette à Montpellier

Benjamin Furlan Uchronic vin en canette Montpellier
Il y a un an, Benjamin Furlan a lancé Uchronic, une Start-up qui mise sur le vin en canette. Idée folle ou concept génial ? Nous l'avons rencontré pour qu'il nous raconte cette belle histoire.

Il y a un an, Benjamin Furlan a lancé Uchronic, une Start-up qui mise sur le vin en canette. Idée folle ou concept génial ? Nous l’avons rencontré pour qu’il nous raconte cette belle histoire.

Racontez-nous la genèse d’Uchronic…

Cette idée est venue quand j’habitais rue de l’Aiguillerie à Montpellier. J’avais l’habitude de me faire livrer des plats de nouvelles restaurations créatives et il me manquait toujours la possibilité de boire un ou deux bons verres de vin comme il est possible de le commander au restaurant. On peut consommer du vin au verre quand on est à la table d’un restaurant et je voulais renouveler cette expérience à domicile avec un contenant qui est devenu la canette. L’idée est donc venue de créer des accords mets et vins sur de la nouvelle restauration comme le fooding, la restauration à thème, pizza, burger, cuisine indienne, africaine, orientale… Nous sommes heureux, ça marche bien, il y a une trentaine de restaurants à Montpellier qui travaillent avec nous.

Comment cela s’est traduit dans la pratique ?

J’ai commencé seul a travailler sur le projet. Assez rapidement je me suis fait accompagner par Initiative Pic Saint Loup qui m’a permis de financer une première production. Je me suis engagé à embaucher deux salariés en alternance que je forme. C’est le travail d’une année pour arriver à des beaux vins, qui sont bons et intéressants. C’est un vrai concept et une expérience de consommation.

Pourquoi avoir choisi le nom “Uchronic” ?

C’est un nom qui a été créé à Montpellier, c’est aussi un genre de la fiction et de la science-fiction qui définit une histoire qui n’existe pas. C’est l’écriture d’une histoire qui aurait pu exister si un événement était venu perturber le cours de notre existence, et c’est ce qu’il s’est passé avec ce virus, ce confinement… Nous avons tous vécu une uchronie. C’était également un clin d’oeil à tous mes amis qui travaillent dans le vin et qui développent une histoire personnelle.

Quel type de vin avez-vous choisi ?

On a fait un sourcing de nos produits, on a recherché dans un premier temps des monocépages, des cépages simples qui étaient connus et reconnus avant de se tourner vers des cépages plus complexes. On souhaitait travailler en bio également et en IGP Pays d’Oc car c’est un gage de produits qui sont de qualité. Nous avons donc travaillé sept cépages pour accompagner cette nouvelle restauration de ville.

Comment fonctionne la conservation à l’intérieur de la canette ?

Le vin quand il est à la cave chez le producteur, il est dans une cuve en inox. Pour la canette, c’est le même schéma reproduit mais en version de 250ml. Comme chez le producteur on a également un gaz inerte qui permet de chasser l’oxygène et de conserver le vin. Finalement la canette est une mini cuve, mais à la place d’être en inox elle est en aluminium.
C’est une canette 100% recyclable, elle peut aussi se garder car nous avons fait de belles étiquettes qui ont été réalisées le consommateur. Les dessins ont été faits par une artiste lyonnaise qui réalise des dessins à main levée qui sont assez sympas, et on voulait pouvoir retrouver ce côté futuriste et punk.

D’où vient votre passion pour le vin ?

J’ai grandi dans une famille de restaurateurs avec un père professeur de cuisine, une mère dans la sommellerie, une famille qui travaillait dans la vigne. J’ai toujours baigné dans la gastronomie simple et complexe. On a toujours cherché à créer des accords mets et vins. C’est ce que j’ai voulu à reproduire dans une gastronomie fooding.

Quels sont les projets d’Uchronic ?

On travaille toujours avec la restauration, on va être référencé chez des distributeurs, des cavistes… Nous avons une ambition européenne aujourd’hui, nous souhaitons vraiment proposer nos produits à toutes les grandes métropoles européennes. C’est un marché que le vin a perdu après guerre quand Coca Cola est arrivé dans les années 1950, et on voulait revenir à la tradition, boire un verre de vin en consommant son plat.

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