Andrea Ponsini présente la 69e édition du Salon de Montrouge

La 69e édition du salon de Montrouge se tiendra du 13 février au 1er mars 2026. Après quasiment sept décennies d'existence, l'événement est devenu un incontournable pour découvrir les créations et enjeux des artistes émergents. Nous avons rencontré Andrea Ponsini, directeur artistique du salon et responsable du service des arts plastiques à la mairie de Montrouge, qui nous présente cette nouvelle édition.

Thibault Loucheux-Legendre
Thibault Loucheux-Legendre  - Rédacteur en chef / Critique d'art
4 mn de lecture

Dans un an, ce sera une année anniversaire ! En attendant, le Salon de Montrouge prépare une édition qui ne sera pas moins captivante. En près de soixante-dix ans d’existence, l’événement est devenu un sismographe des tendances et des mouvements de la création émergente tout en révélant ceux qui feront l’art de demain.

Cette nouvelle édition va présenter quarante artistes (comme c’était le cas pour les deux précédentes ndlr.) avec une sélection variée. Les visiteurs pourront découvrir de la peinture, de la photo, des installations, de la vidéo… témoignant de la richesse des médiums employés par les artistes contemporains.

Si le salon décide de ne pas imposer une thématique pour chaque édition, certaines lignes directrices semblent se dégager comme nous l’explique Andrea Ponsini : « on peut voir quelques fils rouges et des tendances qui reviennent. Je pense notamment à la place del’humain dans le cosmos, qui interroge à la fois quelque chose de spirituel et qui peut aussi questionner les écosystèmes. Pas forcément la nature, mais aussi les autres éléments auxquels l’homme est confronté. Je pense aussi à un sujet qui interpelle souvent les artistes : la relation à son propre corps. On le voit comme élément de perception, mais aussi d’acceptation dans la société. Cela amène à une autre thématique qui est liée et qui se rapproche du soin, de la réparation, à la guérison. »

Chaque année, le Salon accueille 25 000 passionnés qui viennent découvrir les créations de ces artistes émergents. Des professionnels (curateurs, galeristes, critiques, collectionneurs…) se déplacent pour scruter les talents qui sont amenés à créer les tendances artistiques de demain. Le directeur artistique poursuit : « On souhaite que ça monte en puissance sur les dispositifs d’invitations aux professionnels. Toute la première partie du salon sera comme un grand happening artistique.

On a fait un gros travail avec Carré sur Seine, qui est une plateforme de rencontres entre artistes et professionnels, avec le groupe de collectionneurs Art Collector, avec l’Adiaf… pour qu’il y ait des rencontres sur mesure. »

En plus de l’exposition au Beffroi, le salon est aussi un lieu de rencontres, de débats et de discussions. Ainsi, des visites guidées, rencontres, ateliers pour les enfants, performances et conférences viendront valoriser le travail des artistes. Enfin, l’événement s’ouvrira sur d’autres espaces partenaires comme nous le dit Andrea Ponsini : « Il y aura six œuvres exposées dans l’espace public. La Médiathèque, le Centre Culturel Colucci et le Conservatoire accueilleront des œuvres de la collection municipale qui dialogueront avec la collection du département. Ce sont deux collections riches qui ont été faites en majorité à l’occasion des précédentes éditions du Salon de Montrouge. Aux Jardiniers, trois lauréats de l’année dernière présenteront de nouvelles productions. » Vous pouvez découvrir toute la programmation sur le site du Salon.

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Par Thibault Loucheux-Legendre Rédacteur en chef / Critique d'art
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Après avoir étudié l'histoire et le cinéma, Thibault Loucheux-Legendre a travaillé au sein de différentes rédactions avant de lancer Snobinart et de se spécialiser dans la critique d'art contemporain. Il est également l'auteur de plusieurs romans. 06 71 06 16 43 / thibault.loucheux@snobinart.fr
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