Êtes-vous optimiste face à la crise que traverse le milieu de l’art ?
Suis-je optimiste ? Oui, la crise, il s’agit de la traverser le mieux possible. C’est une crise conséquente, bien sûr, mais toutes les crises du monde ont une fin. Attendons sa fin. Il y a des gens qui ne peuvent pas imaginer ça. Ce qu’il faut, c’est faire attention, économiser, être prudent. Une galerie c’est avant tout un commerce, certains s’imaginent qu’une galerie a quelque chose de sacré, mais être marchand de tableaux, c’est un commerce comme un autre. En tout cas, en ce moment, faire des opérations audacieuses, c’est dangereux. Mon exposition Hans Op de Beeck, c’est une opération audacieuse, il faut dire que je l’ai programmée il y a 2 ans. Le coût d’une exposition comme celle-ci est considérable, mais c’est une des plus belles expositions dans Paris, une des plus belles que j’aurais jamais faite, ça marque les esprits.
Ne jamais renoncer, c’est ça, la clef du succès ?
Un collaborateur m’a dit un jour : “Ce que j’ai appris chez Templon, c’est qu’il n’y a rien d’impossible.” Bien sûr c’est un peu exagéré, mais dans le fond, je pense vraiment ça. Il n’y a pas de raison qu’on n’y arrive pas. Tant qu’on a la compétence, la volonté et le travail. Il faut construire une réputation : la qualité de ses expositions, la qualité de ses artistes… la richesse d’une galerie passe par ses artistes. Si vous avez des artistes indiscutables, les gens reviendront parce qu’ils vous font confiance.
Contenu exclusif extrait de notre magazine.
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